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Projet : systématiser les bonnes pratiques

Ceux qui pensent que pour mettre en œuvre un projet de mobilité il suffit d’équiper les utilisateurs d’un terminal mobile qui fait tout se préparent à quelques désillusions. Si, au départ, ces terminaux ont été des outils de productivité personnelle, le déport d’applications critiques vers les usages mobiles transforme la manière de gérer l’approche. Le DSI, et les directions métiers utilisatrices, se voient contraintes de ne plus oublier les bonnes pratiques, que l’on peut résumer en cinq principes fondamentaux..

 

Ne pas prendre le problème à l’envers : la tentation est grande d’aller vite, face à l’impatience des directions générales et des utilisateurs. Or le risque est de ne pas procéder dans l’ordre, par exemple en choisissant les terminaux avant de se poser la question des usages. Ou encore de généraliser une solution avant d’avoir tiré le bilan d’une solution pilote.

 

Canaliser les exigences des utilisateurs : la maturité des outils de mobilité, liés en partie à l’ergonomie des terminaux et des applications, « contamine » les utilisateurs qui sont demandeurs de mobilité. Le problème est que cette demande est plus forte que l’offre (autrement dit les capacités de réponse de la DSI en termes de ressources humaines, budgétaires et de gestion de projet). Comment canaliser les multiples demandes des directions métiers ? « En les aidant à établir un ROI du projet. L’arbitrage entre les Directions métiers se fait alors sur la base d’argumentaire chiffré et ne relève plus de la DSI », conseille Anne Emilian, manager chez KLC.

 

Y voir clair dans les solutions techniques. Le foisonnement des offres n’arrange pas le discernement entre ce qui constitue une solution pérenne d’une autre qu’il faudra abandonner à plus ou moins court terme. Il faut donc éviter les impasses techniques. « Il importe pour cela privilégier des approches pragmatiques comme le maquettage des solutions de mobilité. Il s’agit d’anticiper les problématiques d’intégration des multiples composants de la mobilité », souligne Anne Emilian. Ce n’est en principe pas à l’utilisateur de choisir son terminal et il convient d’éviter les choix impliquants à plus de deux ans.

 

Prévoir les évolutions de périmètres. Les usages de la mobilité étant par définition évolutifs, la gestion de projet doit anticiper les changements de périmètre : soit, pour une application une montée en charge du nombre d’utilisateurs et de fonctionnalités, soit une extension d’applications déjà déployées à d’autres entités de l’entreprise.

 

Prendre en compte tous les éléments pour le calcul du ROI. Il faut notamment intégrer, en face des bénéfices en termes de chiffre d’affaires et de productivité, les coûts cachés tels que l’adaptation du help desk, la formation des utilisateurs, le coût des logiciels et/ou de leur adaptation (sécurisation par exemple), les coûts de communication. Au DSI de porter attention à quelques effets pervers, par exemple le stress supplémentaire des connexions permanentes qui agit sur la qualité du travail, une certaine déresponsabilisation des utilisateurs (avec la multiplication des validations et contrôles, possibles à distance), ou encore la fréquence plus élevée des pertes et des vols.

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